Épisode 4
9 minutes de lecture
Lundi 13 juillet 2020
par Les Apprenti·e·s
Les Apprenti·e·s
Les Apprenti·e·s sont des jeunes ayant pris part à des programmes d'éducation aux médias, d'initiative scolaire, associative ou individuelle. Certain·e·s ont fait une "immersion" ou un atelier "premier papier" chez Far Ouest.

L’esclavage, on en parle en cours d’histoire, parfois dans les livres, mais, cela reste un concept assez vague, on n’en parle pas au quotidien, et pourtant, on devrait. L’esclavage est une pratique encore existante de nos jours (en France également), cela parait difficilement croyable… Pourquoi ? Parce que toute cette problématique de l’esclavage est entourée de silence. Qui a entendu parler des Vidomégons, enfants esclaves au Bénin ? Ou encore des enfants esclaves en Haiti, les Restavec? Tout comme les esclaves en Mauritanie. Pour éclaircir ce concept – qu’est- ce qu’un esclave? – nous allons vous en donner la définition : « Personne qui n’est pas de condition libre, qui est sous la puissance absolue d’un maître »… même si l’esclave ne se résume pas à une définition copiée sur un dictionnaire. L’esclave est avant tout un être humain privé de liberté et qui mérite que justice soit faite.

N.B : Ce dossier sur l’esclavage fait partie du magazine du Petit Collégien du Collège d’Aspe (Bedous, 64), qui a reçu le prix académique Médiatiks 2020 catégorie « collège ».

Le projet « Les Apprenti·e·s » est un programme d’éducation aux médias développé par l’association Les Ami·e·s de Far Ouest. Dans ce feuilleton, nous donnons la parole à des jeunes qui s’essaient à l’écriture ou l’audiovisuel. Que leurs réalisations soient d’initiatives scolaire, associative ou individuelle, notre plateforme les valorise.

« C’est parti du livre La Marche à l’Étoile d’Hélène Montarde, emprunté au CDI », affirme l’une des autrices de l’article Ioena Benito Desgranges. « C’est une histoire qui se déroule avant la guerre de sécession américaine, quand l’esclavage était encore légal. Un esclave s’était enfui de sa plantation. » La seconde autrice, Isaline Baye, a trouvé que c’était un sujet d’intérêt général : « On n’évoque pas beaucoup ce sujet. Je n’en avais pas entendu trop parler dans les journaux télévisés. Si j’étais à la place de celui qui est esclave moderne, je pense qu’il voudrait qu’on reconnaisse que c’est hors-la-loi. »

Elles se sont alors renseignées sur le sujet, ont contacté journalistes et associations familières avec le sujet. « Nous faisions cela pendant l’atelier presse, le jeudi midi, environ une heure par semaine, » explique Ioena. Pour la jeune fille en classe de quatrième, le journalisme « est un moyen de communication pour transmettre des idées ». Pour sa camarade Isaline, cet atelier a permis « d’apprendre à écrire, car la documentaliste nous aide quand on a des idées pas très claires. Ça permet aussi aux jeunes d’évoquer des sujets peu connus ».

En trois mois, elles ont fait cet état des lieux de l’esclavage en Mauritanie, Haïti, au Bénin, et en France.

En Mauritanie

Lorsque nous nous sommes entretenues avec Mme Tiphaine Gosse, elle nous a expliqué le fonctionnement de ce système esclavagiste : la Mauritanie a été l’un des derniers pays à abolir l’esclavage (aboli en 1981, puis criminalisé en 2007).

Les principales victimes d’esclavage font souvent partie de la caste des Haratines, les descendants des anciens esclaves africains, et les maîtres des esclaves sont des descendants des conquérants arabo-berbères. Les esclaves ne disposent d’aucune liberté, ils peuvent être séparés de leur famille dès leur plus jeune âge, ils sont échangés, vendus, ils peuvent être offerts en cadeau de mariage, etc.

La journaliste Tiphaine Gosse.
La journaliste Tiphaine Gosse a travaillé sur l’esclavage en Mauritanie. Photo : Tiphaine Gosse.

Quand nous lui avons demandé combien d’esclaves il y avait actuellement, elle nous a répondu : « C’est assez compliqué de vous citer un nombre exact étant donné que le gouvernement n’autorise aucune investigation approfondie sur le sujet… Je peux vous citer les 20 % de l’IRA (Initiative for the Resurgence of the Abolitionist Movement – c’est une association mauritanienne qui lutte contre l’esclavage, les militants de cette association se font régulièrement arrêter par le gouvernement et torturer), mais c’est extrêmement difficile de connaître le nombre exact de victimes ».

Autrement dit, environ 20 % de la population mauritanienne est esclave. « Une fois libérés, les esclaves finissent souvent dans des bidonvilles avec des conditions d’hygiène lamentables, ils n’ont pas la possibilité d’aller à l’école, pas d’état civil, rien. Ils n’existent pas aux yeux du gouvernement. »

Lorsque nous lui avons demandé comment elle s’était fait expulser de la Mauritanie en compagnie de Mme Marie Foray, elle nous a expliqué qu’elles avaient été convoquées à Nouakchott le 28 avril 2017 dans les bureaux de la DSGN (Direction générale de la sûreté nationale), où on leur a confisqué leurs téléphones et ordinateurs.

On nous a informées que nous allions devoir quitter le pays immédiatement sous peine de recevoir le même traitement que les militants antiesclavagistes de l’IRA.

« C’est le général Mohamed Ould Meguett qui nous a reçues, le directeur de la DSGN, il a déclaré que l’esclavage n’existait pas en Mauritanie. Quand je lui ai demandé, que si selon lui l’esclavage n’existe pas en Mauritanie, qui étaient donc ces gens qui avaient témoigné, le général Ould Meguett a répondu que c’étaient des menteurs, des acteurs payés par l’IRA dans le but de perturber l’ordre public… » Voilà un parfait exemple de la mauvaise foi dont fait preuve le gouvernement mauritanien.

« Suite à cela, on nous a informées que nous allions devoir quitter le pays immédiatement sous peine de recevoir le même traitement que les militants antiesclavagistes de l’IRA » – c’est à dire, finir en prison.

Mmes Tiphaine Gosse et Marie Foray ont finalement obtenu un délai de quatre jours pour quitter la Mauritanie. Mais le plus choquant dans cette affaire est le négationnisme dont fait preuve le gouvernement mauritanien.

Interview de Seif Kousmate

Seif Kousmate est un photoreporter franco-marocain indépendant. Suite à une enquête sur l’esclavage moderne en Mauritanie, il s’est fait expulser du pays par le gouvernement mauritanien. Il a été arrêté en Mauritanie le 20 mars 2018 après quatre jours d’enquête. Il a été soupçonné de terrorisme puis d’activisme pour la cause des descendants d’esclaves.

Isaline et Ioena : Quel a été votre ressenti par rapport à ce dont vous avez été témoin ?

Seif Kousmate : La situation est très compliquée pour les Haratines, même après leur libération. Ils vivent en marge de la société, ils n’ont pas de statut, et leurs enfants ne peuvent pas aller à l’école publique, car ils ne peuvent pas avoir d’acte de naissance.

Comment avez-vous procédé pour faire votre reportage ?

J’ai travaillé avec des activistes locaux qui m’ont introduit chez des familles esclaves et anciens esclaves, après j’ai passé du temps avec eux pour les interviewer et me documenter sur leur situation.

Seif Kousmate, qui a enquêté sur l'esclavage en Mauritanie.
Seif Kousmate a été arrêté par la police après quatre jours d’enquête en Mauritanie. Photo : United States Mission Geneva.

Comment avez-vous vécu votre séjour là-bas ?

Le séjour était très épuisant physiquement et mentalement, il fallait que je reste sur mes gardes, car le sujet est extrêmement tabou. Malgré toutes ces précautions, je me suis fait arrêter par la police, car j’enquêtais sur l’esclavage. Après quatre jours d’enquête, ils ont supprimé mes données et expulsé du territoire.

Pour conclure cet article sur la Mauritanie, nous avons parlé à Mme Aminetou Mint El Moctar, qui nous a informées que son association intervenait également sur des cas d’esclavage. Actuellement, elle travaille sur un cas d’esclavage à Nouakchott. Nous n’avons pas pu obtenir plus de détails sur ce cas, car l’AFCF, ayant beaucoup de travail, nous avons préféré ne pas insister. Nous éprouvons une grande admiration face au travail que cette association réalise au quotidien pour les victimes d’esclavage.

En Haïti

Le terme Restavec vient du français « rester avec ». Mais rester avec quelqu’un, ne veut pas dire se faire traiter comme un esclave par cette personne en théorie. N’est-ce pas ?

Le système des Restavec a été mis en place après le départ des colonies françaises en 1804. Sur l’île, personne ne trouve choquant ce système, car leur culture est très marquée par un passé esclavagiste.

En effet, en 1492 sont arrivés les navires espagnols qui ont pris possession de l’île d’Haïti qu’ils ont renommée Hispaniola. Ils ont commis le génocide de l’un des peuples natifs de l’île, les Taïnos, puis après les avoir tous éliminés, ont fait venir des esclaves africains pour exploiter les ressources d’or de l’île.

La loi haïtienne déclare qu’aucun enfant n’a le droit de travailler avant d’avoir 14 ans, malgré cela, le nombre de Restavec s’élève de nos jours à 300 000.

Les Espagnols ont fini par partir et ont été remplacés par des Français qui ont perpétué ce système esclavagiste. En 1804, Haïti a été reconquis par une armée des peuples originaires de cette île, et un nouveau système esclavagiste a été mis en place : les familles les plus pauvres devaient céder leurs enfants comme domestiques à des familles plus aisées.

Les Restavec ont entre 5 et 18 ans, et la majorité des Restavec (60 % selon l’association Restavec Freedom) sont de très jeunes filles qui subissent souvent des abus sexuels. La loi haïtienne déclare qu’aucun enfant n’a le droit de travailler avant d’avoir 14 ans, malgré cela, le nombre de Restavec s’élève de nos jours à 300 000. Ils sont battus, traités comme des esclaves et les maîtres ont droit de vie ou de mort sur eux.

Malgré tout ce qu’ils ont enduré, certains Restavecs décident de témoigner des années plus tard, comme Jean Robert Cadet.

La mère de Jean Robert Cadet travaillait comme bonne pour son père. Lorsque sa mère est morte, il avait quatre ans, son père n’a pas voulu le reconnaître comme étant son fils et il l’a placé comme Restavec chez une de ses maîtresses.

À partir de ce jour, Jean Robert Cadet fut maltraité par la famille dans laquelle il avait été placé et dut travailler sans relâche, plusieurs fois. Durant ses témoignages, il déclarera que son enfance a été un enfer.

Sa patronne, refusant qu’il fréquente le même établissement scolaire que ses enfants, le jeta à la rue.

Puis, lorsqu’il avait 15 ou 16 ans, la famille qui l’employait émigra aux États-Unis le laissant en Haïti. Ne sachant que faire, il alla voir son père qui l’envoya en Amérique rejoindre cette famille qui l’avait employé durant des années. Ceci aurait pu être une chance pour Jean Robert Cadet, car l’école est obligatoire aux États-Unis, mais sa patronne, refusant qu’il fréquente le même établissement scolaire que ses enfants, le jeta à la rue.

Il finira par rentrer dans l’armée, pendant deux ans. À son retour, il alla à l’université en Floride, puis deviendra professeur et écrira le livre Restavec : enfant esclave en Haïti, qui est le récit de son enfance d’esclave.

Plus récemment, il a publié le livre My Stone of Hope et un clip nommé Lanbi Konnen. Ce clip est destiné à sensibiliser la population haïtienne face au drame des Restavec. Il est en créole et nous n’avons malheureusement pas pu trouver de traduction, mais certains termes sont compréhensibles même si vous ne comprenez pas le discours, allez voir cette vidéo, car les images sont fortes, mais justes :

Nous éprouvons une grande admiration face à la force de volonté dont fait preuve Jean Robert Cadet et nous vous conseillons de lire les livres dont il est l’auteur.

Au Bénin

Le terme Vidomégon veut dire en langue Fon « enfant placé », c’est un terme assez doux pour désigner une réalité très dure : l’esclavage de ces enfants.

Les Vidomégons sont des enfants esclaves au Bénin, ils ont entre 5 et 18 ans pour la plupart, ils viennent le plus souvent de familles de milieux ruraux. Leurs familles vont essayer de les placer en ville avec l’espoir qu’ils reçoivent une éducation, aient de quoi vivre décemment, puissent se construire un avenir…

Malheureusement, les choses ne se passent pas souvent comme prévu. Ces enfants se retrouvent dans une ville où ils ne connaissent personne à part les gens chez lesquels leur famille les a placés. Cela donne lieu à de nombreuses violences et à l’exploitation de ces enfants. La loi au Bénin décrète que les enfants n’ont pas le droit de travailler avant quatorze ans. Malgré cela, un enfant sur deux travaille au Bénin.

Au début des années 1980, la tradition est passée d’une aide portée à ces enfants à une pratique esclavagiste.

On estime le nombre des enfants Vidomégons autour de 200 000 de nos jours, des filles pour la plupart, soumises à des abus sexuels. Mais, dans certains cas d’esclavage, ce sont les familles elles-mêmes qui louent leurs propres enfants comme esclaves afin de gagner de l’argent.

À l’origine, cette pratique de placer les enfants est une tradition au Bénin. En effet, la tradition veut que les enfants des familles rurales aillent en ville chez un parent ou un proche afin d’apprendre un métier et de se construire un avenir meilleur.

La tradition des Vidomégons a commencé à dégénérer au début des années 1980, la tradition est passée d’une aide portée à ces enfants à une pratique esclavagiste.

La France

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’esclavage existe en France encore aujourd’hui, les esclaves sont pour la plupart des réfugiés, arrivés illégalement en France, les employeurs les obligent à travailler sous la menace d’aller les livrer à la police ; ou au contraire des étrangers arrivés légalement en France, mais dont on a confisqué les papiers pour les empêcher de partir.

Si je vous dis qu’il y a eu une affaire d’esclavage à deux pas de la Tour Eiffel il n’y a même pas 6 mois, est-ce que vous me croiriez ? Et bien cela est vrai !

Shalimar Sharbatly est héritière d’une riche famille saoudienne, artiste, soupçonnée de maltraiter ses employées de maison. Mme Sharbatly a été interpellée et placée en garde à vue le 18 avril 2019, une mesure assez rare dans ce type de dossier. Elle sera jugée le 7 mai prochain.

Récemment, Gabriel Mpozagara, ancien ministre burundais et ancien haut fonctionnaire de l’Unesco, et sa femme Candide ont été condamnés (le 21 octobre 2019) à deux ans de prison avec sursis et 70 000 euros de dommages et intérêts pour avoir exploité pendant dix ans un homme à leur domicile.

Il y a heureusement des associations qui agissent comme par exemple le CCEM (Comité Contre l’Esclavage Moderne), créé en 1994.

Les Apprenti·e·s
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