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Vendredi 23 février 2018
par Clémence POSTIS
Clémence POSTIS
Journaliste pluri-média Clémence a pigé pour des médias comme NEON Magazine, Ulyces, Le Monde ou encore L'Avis des Bulles. Elle est également podcasteuse culture pour Radiokawa et auteure pour Third Éditions.

Usul est vidéaste. Il a commencé à se faire connaître par des vidéos sur les jeux vidéo avant de s’attaquer à la vulgarisation politique. Aujourd’hui, il est éditorialiste pour Médiapart : tous les lundis, « Ouvrez les guillemets » s’attaque à l’actualité et à la politique. Issu de la classe ouvrière, il représente une nouvelle politisation des jeunes par Internet et les réseaux sociaux.

Usul est passé par Bordeaux à l’occasion d’une conférence avec Pierre Carles. À la table d’un petit café, nous nous sommes entretenus avec lui sur la vulgarisation politique, la politisation, la lutte des classes et l’avenir de la contestation en France.

Passionnant, l’entretien a duré plus d’une heure avec Usul. Nous vous le proposons donc en deux parties.

Usul
Usul était de passage à Bordeaux — Photo : Clémence Postis

 

Revue Far Ouest : Youtubeur, vidéaste, vulgarisateur… Vous dites souvent que vous inventez votre métier. Quel est-il alors ?

USUL : « Youtubeur » je n’aime pas. Déjà parce que je faisais des vidéos avant YouTube. C’est une marque. Être « Youtubeur » revient à dire que tu travailles pour cette marque. J’admets que c’est un peu le cas, mais moi je ne travaille pas pour YouTube dans la mesure où je n’ai pas créé mes formats en fonction des contraintes de la plateforme. Je n’ai jamais fait de monétisation, de publicités…

Certains Youtubeurs formatent leurs émissions en fonction de ces contraintes : ils font dix vidéos de cinq minutes plutôt qu’une seule de cinquante minutes où ils lancent une chaîne secondaire. Ils respectent une logique de flux. Ce n’est pas mon cas, je ne suis pas dans cette recherche-là, je ne m’inscris pas vraiment dans le concept de « Youtubeur ».

En réalité, je fais ce que j’ai envie de faire. Quand je réalisais les vidéos « Mes chers contemporains », le cœur de la démarche était la vulgarisation. Bien sûr, il y avait toujours un propos politique derrière, mais je voulais rendre simples des choses qui ont l’air compliquées ; ou en tout cas qu’on essaie de nous rendre compliquées. Par exemple, pour la vidéo sur Bernard Friot c’est quelqu’un qui m’a dit « Son travail a l’air passionnant, mais je n’y comprends rien ». Parfois, il y a besoin de passeurs.

En ce moment, ce n’est pas ce que je fais pour Médiapart. « Ouvrez les Guillemets » est un éditorial politique, engagé et militant. En vidéo, parce que c’est tout ce que je sais faire et que cela fonctionne bien. La vidéo est super puissante, il faut occuper ce terrain-là. Les autres possèdent de grands médias, ils produisent des kilomètres et des kilomètres d’images. Il faut qu’on fasse ça nous aussi. Elles sont bien nos petites revues, nos petits ghettos gauchistes, mais tout cela n’occupe que moyennement le terrain. Surtout auprès des jeunes.

 

Quel est votre public de vulgarisateur politique ?

Je sais bien que je ne suis pas un vidéaste populaire, que je suis dans une niche. Les spectateurs d’ »Ouvrez les guillemets » chaque semaine sont peut-être 100 ou 200 000. Je sais qui je rate avec ce format-là. Je sais qui je cible aussi.

Des étudiants. Des étudiants en histoire, en sciences sociales, des gens de la classe moyenne, mais aussi certains des classes supérieures. La Gauche n’a jamais été au pouvoir sans la classe moyenne et supérieure intellectuelle. Ils sont l’allié historique des classes ouvrières et laborieuses. Ce sont eux l’électorat du PS. Les profs, les journalistes, les intellectuels, les cultureux… On a besoin d’eux, mais ils se sont accommodés de cette politique et de cet ordre des choses imposé : « La précarité on n’y peut rien. Les classes populaires on ne leur parle même plus, de toute façon ils ne comprennent rien, ils sont trop cons… »

L’objectivité peut être un horizon, mais pas un point de départ.

La bourgeoisie de droite et la bourgeoisie marchande, elles, n’ont pas changé. Ils font et disent toujours les mêmes choses. Alors oui, c’est la classe intellectuelle, les bobos qu’il faut secouer. Leur dire que leur classe sociale a failli, mais que ce n’est pas leur faute, c’est celle de leurs parents. Je parle aux jeunes parce que dans dix ans ils seront à des postes de décision. Dans dix ans ils dirigent, ils enseignent, ils militent. Ils sont dans un parti, peut-être élus. Je ne veux pas qu’ils se satisfassent de leur coupure avec le monde social.

 

Quelle est la différence entre un éditorialiste au Monde et vous ?

Pour « Ouvrez les guillemets », j’avais en tête les formats édito vidéo qu’on voit un peu partout, j’aimais bien le format. Comme Denis Siffert sur Politis ou Christophe Barbier. C’est pour ça que je porte une écharpe. Il me fait bien rigoler. Moi je  » fais  » de la vidéo. Je peux jouer avec le montage, la musique… C’est un édito vidéo plus sophistiqué que simplement arriver en plateau avec ses trois notes pour dire vaguement ce qu’on pense.

Pour les sujets, j’essaie d’en avoir au moins un sur deux dans l’actualité. Pour l’autre, je me concentre sur un sujet de fond, je retourne un peu dans le passé. Qu’est-ce que le communisme ? Qu’est-ce que l’extrême droite ? Dans ces vidéos-là, je renoue un peu avec la vulgarisation. À ma manière : de la vulgarisation qui ne se prétend pas neutre. Je ne suis pas professeur ou je ne sais quoi. J’explique comment moi j’ai compris le sujet, comment moi je le formulerais.

Les gens recherchent de la neutralité. Même en sciences politiques ils voudraient un propos impartial. Pour le communisme, ils voudraient des explications très factuelles. L’objectivité peut être un horizon, mais pas un point de départ.

J’essaie de trouver des moyens de rendre le sujet politique un peu plus sympa, en assumant un côté joué, un personnage. Je me distancie : ce n’est pas exactement moi dans les vidéos. On y trouve des thématiques qui m’intéressent, mon écriture, mais ce n’est pas complètement moi. Je ne m’habille pas dans la vie comme dans mes vidéos. J’ai bien une écharpe, mais je la porte autour du cou, comme tout le monde. Je ne la pose pas sur mes épaules comme un espèce de Jean-Edern Hallier du pauvre.

 

Comment on passe de vidéos sur le jeu vidéo, avec 3615 Usul, à faire de l’édito politique pour Médiapart ?

L’évolution est cohérente. J’avais déjà commencé à parler politique dans les 3615 Usul. À aborder l’exploitation, le capitalisme… Mais j’ai fini par comprendre que j’étais dans un ghetto. Les puissants et les bourgeois s’accommodaient très bien du fait que les jeunes produisent des choses, expérimentent, tant qu’ils s’occupaient de jeu vidéo. Ils ne savent pas en parler eux, donc la porte était grande ouverte. On pouvait faire nos trucs de geek et personne ne venait nous emmerder.

Je trouvais ça plus intéressant d’aller voir du côté des portes fermées. De sortir de ce ghetto du jeu vidéo où on est gentiment subversif, mais où on ne parle finalement que de jeu vidéo. Ce qui convient très bien à ceux qui se réservent tous les autres sujets, qui sont parfois plus importants et plus intéressants.

Elle avait l’air vachement mieux que la mienne cette vie. J’avais envie d’aller bouffer dans leur gamelle.

 

C’est déjà la deuxième fois que vous parlez de ghetto. On est tous enfermés dans une bulle sans pouvoir en sortir ?

Je suis sorti de mon ghetto. Ce qui n’a pas été sans heurt. Il y a une telle violence dans le monde du débat d’idées politiques… Parfois j’ai flippé. Quand on commence à faire assez chier, on finit par se faire apostropher et attaquer. Ce n’est pas la même chose que d’être en surplomb et de critiquer tout le monde. On devient acteur du débat. C’est dangereux, mais c’était le prix à payer pour sortir de ce petit ghetto où j’étais bien avec 3615 Usul, où je connaissais tout le monde, le débat, les enjeux.

En réalité, je ne suis pas du tout là où je devrais être. Avec mon parcours je devrais être resté dans les métiers du précariat, les métiers de service, comme je l’ai fait pendant des années. Je n’ai jamais étudié l’audiovisuel, les sciences politiques, je ne suis pas journaliste ni sociologue. On essaie toujours de nous cantonner à des cases, il y a beaucoup d’assignations qui sont pesantes. Celles du diplôme, elles sont lourdes ! Si tu n’as pas fait d’études, tu dois faire des trucs de gens qui n’ont pas de diplôme.

Sortir de son ghetto, c’est l’idée d’émancipation. Moi, je suis animé par ça. Parce que je suis animé de colère aussi : je n’ai pas choisi d’être de ce ghetto, d’être né dans le monde ouvrier, de rater mes études, de ne pas avoir de thunes et de devoir aller bosser dans les métiers de services.

Oui, j’avais de la colère. Surtout face à ceux qui ne se posaient pas ce genre de questions, qui avaient leur vie toute tracée. Elle avait l’air vachement mieux que la mienne cette vie. J’avais envie d’aller bouffer dans leur gamelle.

Il y a en réalité une attaque idéologique contre les réseaux sociaux.

Plus que de la colère c’est de la revanche sociale. Je sais que ce ne sont pas des motifs nobles. Je ne veux pas changer le monde, je n’ai pas un élan sacrificiel de malade. Je suis dans la revanche sociale.

 

Où est la place des vidéastes dans la politique ? Ils peuvent l’influencer depuis YouTube ?

Pour moi, YouTube est un réseau social au même titre que Twitter, Facebook ou les blogs. Sauf qu’au lieu de partager des posts on partage des vidéos. On peut s’abonner à une chaîne, et commenter chaque vidéo. On peut même y répondre avec une autre vidéo ! Parfois je vois apparaître des réponses en vidéo à « Ouvrez les guillemets » sur YouTube. Donc je ne sacraliserais pas le fait qu’on soit des Youtubeurs ou des vidéastes, ce n’est pas une catégorie intéressante.

Le plus intéressant c’est de penser tous les réseaux sociaux ensemble et de se demander quels rôles ils ont. Pour moi, ils ont bousculé les règles du jeu, ce qui explique les attaques très violentes à leur encontre. Des attaques de la part des dominants avec des places légitimes comme Raphaël Entoven qui attaque les réseaux sociaux en permanence. Pour lui il s’agit d’un tribunal populaire, les gens y sont bêtes, complotistes… On y raconte n’importe quoi.

Il y a en réalité une attaque idéologique contre les réseaux sociaux. Elle est menée par des acteurs précis, qui ont une place légitime et qui se sentent évidemment menacés. Ils vacillent : leur domination n’est plus absolue.

YouTube et les réseaux sociaux sont des médias, comme les autres, et ils s’ajoutent à ceux qui existent déjà. Il est intéressant de se demander comment on associe les deux, comment ils peuvent travailler ensemble. Il n’y a pas d’affaire Weinstein sans un premier article dans la presse, écrit par des journalistes. Le métier de journaliste garde du sens. Non, demain n’est pas le règne de l’amateur, il ne va pas supplanter les professionnels. En revanche il faut inventer de nouvelles façons d’interagir.

YouTube n’est pas un espace coupé des autres. La tension entre YouTube et les médias légitimes est intéressante. Cette opposition entre le sérieux d’un côté, avec des professionnels, et un espace un peu plus foutraque, plus bordélique, plus libre. On peut tout dire sur les réseaux sociaux, y compris des choses qui n’auraient pas leur place ailleurs. C’est intéressant parce que c’est la presse et les professionnels qui nous donnent du grain à moudre, on se nourrit de leur travail.

Pour moi, cela a vraiment régénéré notre démocratie. C’est complètement fou. C’est un nouvel espace qui n’existait pas avant. Il faut s’imaginer la Révolution française, avec ses clubs et ses cafés philo où on attirait les gens pour les politiser. Aujourd’hui les espaces publics pour débattre sont morts, tout s’est institutionnalisé. Les réseaux sociaux recréent ces espaces. Dans les années à venir, il va falloir recréer tout ça, peut-être avec YouTube. Attention, ça ne veut pas dire que c’est la panacée. Mais cela ouvre un espace. Il peut aller partout, trop loin, nulle part, mais il est là.

Clémence POSTIS
Journaliste pluri-média Clémence a pigé pour des médias comme NEON Magazine, Ulyces, Le Monde ou encore L'Avis des Bulles. Elle est également podcasteuse culture pour Radiokawa et auteure pour Third Éditions.
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