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Mercredi 8 avril 2020
par Clémence POSTIS
Clémence POSTIS
Journaliste pluri-média Clémence a pigé pour des médias comme NEON Magazine, Ulyces, Le Monde ou encore L'Avis des Bulles. Elle est également podcasteuse culture pour Radiokawa et auteure pour Third Éditions.

Adrien Marquet, maire de Bordeaux, a accueilli une république en fuite et moribonde pour la transformer en la France de Vichy. Il n’obtiendra pas la reconnaissance attendue de Pétain, mais entretiendra des liens étroits avec les dignitaires nazis. De son ultracollaboration à son retour en politique, en passant par son arrestation et son procès, découvrez la fin de sa vie. Une vie que Bordeaux a préféré oublier…

Adrien Marquet. Une figure emblématique de la première moitié du 20e siècle en Gironde. Pourtant, nous l’avons tous oublié. Il a été effacé avec soins de l’histoire d’une ville qu’il a bâtie et dirigé pendant 19 ans.

Jeune marxiste fougueux, ses idéaux pour la défense du prolétariat n’ont pas tous survécu à la Première Guerre mondiale. Élu et réélu maire de Bordeaux, il a petit à petit glissé vers le fascisme. Jusqu’à devenir l’artisan des pleins pouvoirs de Pétain en 1940.

Alors que nous reprenons le fil de cette histoire, Marquet est ministre de l’Intérieur sous le régime de Vichy. Un poste correspondant enfin à la grandeur qu’il estime avoir ! Pour le professeur Hubert Bonin, auteur de Adrien Marquet : les dérives d’une ambition, il est absorbé par son arrivisme.

Le maréchal Pétain et Pierre Laval, à Vichy, aux alentours de 1942
Le maréchal Pétain et Pierre Laval, à Vichy, aux alentours de 1942 — Source : Wikimedia

Il l’aveugle tant qu’il n’a pas compris que Pierre Laval et Philippe Pétain le manipulent. En septembre, à peine un été après sa nomination au gouvernement, Marquet est exclu par un nouveau remaniement. « Cela montre bien que même au sein de Vichy, cet homme issu de la gauche ne représente rien aux yeux de Pétain », analyse Hubert Bonin. Selon lui, le maréchal a instrumentalisé Adrien Marquet. Il a utilisé ses soutiens pour arriver au pouvoir et son talent de planificateur pour lancer ses réformes. « Dès que Pétain a pu s’en débarrasser, il l’a fait. »

Complice des nazis

Marquet quitte Paris en colère, mais avant les grandes lois de déportations des juifs et des opposants. Ce renvoi qu’il juge humiliant le sauve de la condamnation à mort à la Libération, contrairement à Pierre Laval.

De retour à Bordeaux, il met en place ce qu’il appelle une gauche collaborationniste. Hubert Bonin est dur : « Il est un peu pitoyable. Il devient la marionnette des évènements et révèle son manque de stature sur le long terme. » Il choisit de s’allier avec les Allemands, car, en tant qu’homme de gauche, il se pense plus à même d’amener les classes populaires à la collaboration. Et ainsi leur éviter de rejoindre la Résistance…

« Il est confronté à une occupation allemande qui n’est jamais modérée, qui plus est dans une zone militaire. » Les camps d’internements de Mérignac et Bacalan sont déjà en place lorsqu’il revient en septembre 1940. À celui de Souge, aux portes de l’agglomération, près de 300 opposants au régime sont fusillés de 1940 à 1944. « À Bordeaux, l’armée allemande a pu compter sur l’appui d’une police très forte et très engagée dans la lutte contre les résistants. »

Défilé de la Wehrmacht en musique devant le Café de Bordeaux.
Défilé de la Wehrmacht en musique devant le Café de Bordeaux — Source : Wikimedia

Bordeaux est également la seule municipalité de province, avec Nancy, à recevoir l’exposition antisémite « le juif et la France ». Les quartiers populaires sont aryanisés, les commerçants juifs sont spoliés. « Il pouvait ne pas l’accepter et se retirer. Il choisit d’être une marionnette et un spectateur », assène Hubert Bonin.

Le 3 octobre 1940, la loi sur le statut des juifs est décrétée par Vichy. Elle oblige Joseph Benzacar, adjoint à la mairie depuis 12 ans, à démissionner. À peine un mois après son retour à l’Hôtel de Ville, Marquet assiste sans broncher à ce limogeage. Sur ce sujet, il ne prendra la parole qu’une fois, au conseil municipal : « Depuis notre dernière séance, le statut sur les juifs a été promulgué. Notre collègue, M. Benzacar s’est trouvé frappé par cette mesure. Il m’a adressé sa démission. Je l’ai transmise à M. Le Préfet de la Gironde qui, dans son accusé de réception, constate que M. Benzacar ne peut plus remplir les fonctions d’adjoints et de conseiller municipal de Bordeaux. »

À partir de 1942, après deux ans d’occupation, Marquet se replie de plus en plus sur lui-même. Le drapeau français qu’il était fier d’avoir maintenu sur le fronton de sa mairie est enlevé. Ses discours et ses apparitions publiques se raréfient. « Mais il est toujours là. » Hubert Bonin ne remarque aucune trace de grandeur dans ce retrait de ses engagements : « Son abstention le rend tolérant de la poussée de la milice et de ses exactions. » Il vit à deux pas du fort du Hâ où résistants et juifs sont emprisonnés avant la mise à mort ou la déportation. « Il connaît les exécutions du camp de la Souge. Il voit passer sous les fenêtres de la mairie les camions qui mènent les juifs à la gare Saint-Jean. »

Obsèques sur le parvis de la cathédrale Saint-André de 13 jeunes Résistants assassinés par la Gestapo.
Obsèques sur le parvis de la cathédrale Saint-André de 13 jeunes Résistants assassinés par la Gestapo — Source : Wikimedia

En 1944, la synagogue de Bordeaux est saccagée avant de devenir purement et simplement une prison. Depuis la gare Saint-Jean, 1681 juifs, dont 225 enfants, sont déportés. Dont l’ancien adjoint Joseph Benzacar, déporté à Auschwitz en 1944 avec sa femme, son frère et sa belle-sœur. Ils sont gazés dès leur arrivée le 25 mai 1944. « Deux ans d’abstention n’ont pas contribué à faire d’Adrien Marquet un grand homme. Il a toléré le développement de la collaboration et le durcissement de l’occupation, sans jamais quitter la mairie de Bordeaux. »

Prisonnier de la Résistance

À l’été 1944, les troupes de la Libération marchent vers Bordeaux. Marquet a perdu tous ses paris. « Il n’a pas atteint, contrairement à son ambition, une position élevée en politique. » Il s’empresse de brûler toute une série de documents que l’on peut supposer compromettants. À son procès, il affirmera qu’il a agi ainsi pour éviter que ces derniers ne tombent dans les mains de la milice. Il a si bien fait son travail de dissimulation, que ses successeurs n’ont trouvé aucune trace du fonctionnement le plus basique de la mairie.

L’ambiance est bouillante, le vent a tourné pour les collaborationnistes. Des affiches réclamant que Marquet soit fusillé sont placardées dans Bordeaux. Craignant un attentat contre sa vie s’il rentre chez lui, il décide de rester à l’Hôtel de Ville. Mais, trop effrayé par cette nuit passée seul à entendre la gronde au dehors, il demande de l’aide… à des Résistants.

Photographie de deux équipes, une indienne et l'autre de la Wehrmacht, avant leur match de hockey.
1944 : près du stade de Bordeaux, match de hockey entre une équipe indienne et une équipe de la Wehrmacht — Source : Wikimedia

« Un certain nombre de Résistants souhaitent que Marquet paie publiquement, devant un vrai tribunal. » Pour se protéger de l’Épuration, Adrien Marquet se réfugie chez Henry et Gladys Normant le 24 août 1945. Ces deux employés de la mairie font partie de la Résistance. « Il part se cacher la queue basse, de peur d’être fusillé contre un mur. »

Pour Hubert Bonin, cela montre bien que Marquet a conscience d’avoir mal agi. « Il se cache sans dignité. Il a quitté l’histoire par la toute petite porte. » Gladys Normant, dans une lettre aujourd’hui aux archives, raconte ces quelques jours. Adrien Marquet cherche à entrer en contact avec les responsables de la Résistance. En vain. Il n’a plus qu’à attendre son arrestation, dans la chambre d’enfant.

Il lit la presse avec attention et découvre qu’on scande « Marquet, au poteau ! » au marché des Capucins. Gladys écrit : « tantôt le moral de Marquet était très haut, tantôt très bas. Mais il parlait, parlait sans arrêt, faisait des discours, faisait sa défense, donnant des arguments, comme s’il avait eu un grand auditoire. À vrai dire, il me cassait la tête. »

Le 29 août, à 11 heures du matin, Adrien Marquet est arrêté et mené au fort du Hâ. À la suite des résistants pendant l’Occupation, il découvre les cellules humides et infestées de vermines. Il y restera quatre mois, jusqu’à son transfert en détention à Fresne. Il y patiente trois ans avant son procès devant la haute cour de justice en décembre 1947.

Photographie d'Adrien Marquet regardant l'objectif, souriant, une cigarette à la main, avant la collaboration en 1932.
Adrien Marquet en 1932, avant la collaboration – Source : Wikimedia

Cette longue attente constitue pour lui une chance : il n’y a plus de ministres communistes au gouvernement et de Gaulle est en retraite à Colombay. La situation politique a changé et l’heure n’est plus aux grandes audiences pour réhabiliter l’honneur de la France et punir les collaborationnistes. En 1945, Pierre Laval est condamné à mort. En 1947, Adrien Marquet est jugé à minima.

Ne pas être le pire

Il est présenté au tribunal en tant qu’« ex-ministre du Gouvernement de fait dit l’État français » pour atteinte à la sûreté de l’État, indignité nationale et actes de nature à nuire à La Défense nationale. Adrien Marquet commence par se défendre d’avoir eu des idéaux communs avec Pétain. Il argue que ce dernier ne lui a jamais fait confiance et qu’il avait tout d’abord rejeté le poste de ministre de l’Intérieur.

Selon lui, Pétain lui aurait forcé la main en le menaçant de l’accuser de désertion si jamais il refusait. « Son argument est “je n’ai pas été le pire”, note Hubert Bonin. Qu’il n’a contribué à la mort de personne en direct. Mais tout ça, c’est du pipeau. »

Un autre des points forts de sa défense est qu’il affirme avoir sauvé Bordeaux. Les troupes de l’Occupation prévoyaient de faire exploser le port et tous les ponts de la ville. D’âpres négociations mènent à un accord : si l’armée peut quitter Bordeaux sans être attaquée par les forces de la Résistance, elle renonce au saccage final. L’allemand Kühneman, le Résistant Rougès et le maire Marquet s’arrogent chacun tout le crédit de ce succès diplomatique.

Photographie de Pierre Laval.
Pierre Laval, lui, a été condamné à mort — Source : Wikimedia

Il est possible que la vérité se situe à mi-chemin, et que chacune de ces trois personnes ait eu un rôle à jouer dans la préservation de la ville. « Il est vrai que cet argument peut être à la décharge de Marquet, concède Hubert Bonin. Mais cela n’efface pas les années précédentes. »

En 1947, Adrien Marquet a un autre coup de chance : les archives allemandes ne sont pas encore arrivées en France. Celles-ci sont pourtant accablantes sur ses prises de position pour une victoire allemande et une France National-Socialiste.

Le Dictionnaire commenté de la collaboration française de Philippe Randa réunit quelques témoignages éloquents. Reinhard Heydrich, criminel de guerre nazi surnommé « Le Boucher de Prague », parle de Marquet à Joachim von Ribbentrop, le ministre des Affaires étrangères du Troisième Reich : « Mr Marquet se propose en vue d’un rapprochement honorable et d’une collaboration de gouvernement. Pétain est trop vieux. Laval est un parlementaire éprouvé, et par conséquent opposé à toute mesure énergique prise contre le vieux système. »

Marquet a prôné et agit durant toute l’occupation pour l’ultra-collaboration. « Il était considéré par les Allemands comme un partenaire, souligne Hubert Bonin. Il n’était pas coupable, mais très largement responsable, c’est évident. »

Des officiers allemands prisonniers du pouvoir américain se sont aussi exprimés plus tard. Hubert Bonin a pu consulter ces rapports aux archives nationales. « Leurs témoignages sont sidérants. Marquet mangeait avec tous les dirigeants allemands : il savait tout et ne faisait rien. » L’absence de tous ses anciens amis nazis à l’audience évite à Marquet de devoir se défendre sur ces points particulièrement accablants.

Photographie de Reinhard Heydrich assis, travaillant.
Reinhard Heydrich semblait placer certains espoirs en Adrien Marquet — Source : Wikimedia

Adrien Marquet finit simplement condamné à l’indignité nationale et donc à l’inéligibilité. Il est libéré quelques jours après la fin de son procès, en janvier 1948. Une peine exceptionnellement légère pour une figure politique de sa stature.

Pourtant, ce verdict est intolérable pour Adrien Marquet. « C’est une humiliation personnelle, explique le professeur Bonin. Il en est ressorti encore plus ambitieux. » Il refuse purement et simplement de quitter la politique.

Mourir sur scène

Bordeaux a changé pendant l’incarcération de Marquet. Comme le reste de la France, la ville cherche à oublier le plus vite possible la guerre et son Occupation. Le nouveau maire Jean-Fernand Audeguil est détrôné en 1947 par un beau jeune homme : Jacques Chaban-Delmas.

Général deux-étoiles de la Résistance, proche de De Gaulle, sportif… Bordeaux épouse avec enthousiasme ce gendre idéal. À 63 ans, Marquet constate que les Bordelais ont élu son antithèse.

Il a cependant bien l’intention de revenir en politique. En 1954, l’élection municipale de Bordeaux semble courue d’avance. Le maire sortant Jacques Chaban-Delmas, contre l’opposition de gauche. Mais une troisième liste fait une apparition inattendue : celle de Paul Estèbe. Autrement dit, celle d’Adrien Marquet. Légalement, son nom ne peut s’afficher, mais dans les faits cette liste est composée de ses amis et alliés politiques auxquels il accorde publiquement son soutien.

Photographie de Jacques Chaban-Delmas jeune, adversaire d'Adrien Marquet.
Jacques Chaban-Delmas doit affronter un adversaire de taille : Adrien Marquet — Source : Wikimedia

Au dépouillement, elle est deuxième derrière celle de Chaban-Delmas avec 29 % des suffrages et 10 sièges au conseil municipal. Un score impossible sans la présence d’Adrien Marquet. « Voilà toute l’ambiguïté de Marquet et du vichysme. Jusqu’à quand les Français soutenaient-ils vraiment Pétain ? Est-ce que Marquet reflétait une partie des citoyens ? La question se pose. »

Beaucoup de Bordelais estiment qu’en restant en place, Marquet les a protégés. Son image publique est restée celle du maire-bâtisseur d’avant la guerre. Les faveurs politiques et le capital personnel d’Adrien Marquet semblent donc préservés malgré la Collaboration. De quoi le conforter dans son idée de revenir en politique et d’obtenir le droit d’être à nouveau élu.

Des vagues de décrets amnistient bon nombre de condamnés comme Adrien Marquet. Il obtient en 1953 une remise de peine : il est de nouveau éligible. Jacques Chaban-Delmas, fragilisé par l’opposition des amis de Marquet au conseil municipal, est loin d’être certain de conserver la mairie.

Marquet participe activement à la vie politique locale dans les journaux et vise ouvertement les prochaines élections municipales. Comme tour de chauffe, il s’investit dans les élections cantonales. Le 2 avril 1955, le mouvement qui le soutient, l’Union des indépendants, organise un grand meeting à l’Athénée municipal.

La soirée s’annonce compliquée, avec des perturbateurs de la SFIO dans le public. La tension monte, d’abord avec des sifflets, puis avec une foule qui essaye de grimper sur l’estrade. Le tumulte gronde de plus en plus fort.

Portrait en noir et blanc d'Adrien Marquet.
Adrien Marquet va disparaître : il va mourir, mais aussi être effacé de l’histoire de Bordeaux — Source : Wikimedia

Adrien Marquet décide tenter le tout pour le tout et prend la parole. Il n’a pas préparé de discours, mais veut regagner le contrôle de la situation. Peine perdue, à part les premiers rangs, personne ne l’entend tant le brouhaha proche de l’émeute emplit la salle. Pas d’autre choix : la séance est suspendue.

La Marseillaise résonne dans les haut-parleurs. Adrien Marquet se tient au garde à vous. Épuisé par ce dernier discours inaudible, il peine à garder la position, il se sent de plus en plus mal. Il se retire dans une salle attenante pendant qu’on appelle les pompiers. Ils ont bien du mal à atteindre Adrien Marquet à travers la foule amassée dans le quartier à cause du meeting.

Il s’éteint le 3 avril 1955 à l’âge de 70 ans, chez lui. Sur son lit de mort, il confesse un dernier regret : ne pas être mort sur l’estrade en plein discours.

Son enterrement au cimetière de la Chartreuse réunit toute l’élite de la ville. Plusieurs milliers de personnes assistent aux funérailles de leur ancien maire. 10 ans après la fin de guerre, le bâtisseur, l’ultracollaborateur, le ministre de Vichy, est suivi en cortège par tout Bordeaux. Seul Chaban-Delmas et les communistes manquent à l’appel.

Paul Estèbe, son prête-nom au conseil municipal lui rend un vibrant hommage. Il rappelle son œuvre de rénovation de la ville et souligne son prétendu rôle de protecteur sous l’Occupation. Ce matin-là, ce n’est pas seulement un homme qu’on enterre. Ce sont les dissensions de la Libération et les cadavres de l’Occupation.

Le mythe Jacques Chaban-Delmas, jamais détrôné de la mairie pour les décennies suivantes peut commencer à s’écrire, en même temps que celui de la France résistante. Chaban devient le maire de tous les Bordelais, la collaboration est gommée. La terre qui retombe sur le cercueil recouvre Adrien Marquet. Elle le recouvre et l’efface : il entre, en quelques pelletées, dans les tabous de la ville.

Clémence POSTIS
Journaliste pluri-média Clémence a pigé pour des médias comme NEON Magazine, Ulyces, Le Monde ou encore L'Avis des Bulles. Elle est également podcasteuse culture pour Radiokawa et auteure pour Third Éditions.
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