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Mercredi 8 juillet 2020
par Laurent Perpigna Iban
Laurent Perpigna Iban
Il travaille principalement sur la question des nations sans états, des luttes d'émancipation des peuples aux processus politiques en cours, des minorités, et des réfugiés. Il est souvent sur la route du proche et du moyen Orient pour son site Folklore du quotidien.

À Bordeaux, la base sous-marine est l’une des seules traces encore visibles de la Seconde Guerre mondiale. Si ce lieu est aujourd’hui synonyme de manifestations artistiques, il renferme toujours secrets et souffrances. En particulier celles de milliers de réfugiés républicains espagnols qui, après avoir fui le franquisme de l’autre côté des Pyrénées, ont été livrés par le régime de Vichy à l’occupant allemand et condamnés aux travaux forcés.

Le 17 juillet 1936, le Général Francisco Franco lançait en Espagne un coup d’État militaire afin de faire chuter le gouvernement républicain démocratiquement élu cinq mois plus tôt. Les républicains s’étaient juré de triompher. Mais voilà : face à un ennemi sanguinaire, déterminé, suréquipé, et aidé dans sa besogne par ses alliés fascistes italiens et allemands, la partie semblait bien inégale.

Ces trois ans de guerre d’Espagne — 1936-1939 —, en plus d’avoir brisé les aspirations démocratiques et libertaires portées par une partie du peuple espagnol, ont jeté des milliers de familles sur les routes de l’exil. La prise de Barcelone en janvier 1939, quatrième étape d’un drame humanitaire terrifiant, allait provoquer l’arrivée en France d’un demi-million de réfugiés, pour ce qui reste encore aujourd’hui l’exode le plus considérable jamais produit à une frontière française.

Ces hommes et ces femmes, qui pensaient avoir survécu au pire, n’étaient pas au bout de leurs malheurs. L’atmosphère en Europe est pesante. En France, également. Alors qu’à partir de 1936, le Front populaire avait imposé plus tôt un accueil solidaire des réfugiés en provenance d’Espagne, les tout derniers gouvernements de la IIIe République avaient fait machine arrière. Les décrets-lois « Daladier » ont été mis en place.

Nous sommes en 1938, et l’État français parle d’assignations à résidence pour les réfugiés, de triage entre la « partie saine et laborieuse de la population étrangère et les indésirables », de centres d’internements…

Dans les rangs des Républicains, les jeunes hommes sont séparés des femmes et des enfants. Les documents administratifs de l’époque parlent alors de « camps de concentration ». Comme un présage. En février 1939, 275 000 Espagnols sont internés.

Photo en noir et blanc de miliciennes républicaines à l’entrainement pendant la guerre civile espagnole.
Miliciennes républicaines à l’entrainement pendant la guerre civile espagnole — Photo : Gerda Taro

De cette époque, il ne reste que quelques images en noir et blanc, usées par le temps. On y devine une population affamée, parquée derrière les barbelés de camps où tout manque. Il y a des mots, également, qui témoignent de l’horreur, et notamment ceux de l’historienne Geneviève Dreyfus Armand : « On oublie souvent aujourd’hui combien l’arrivée des réfugiés espagnols en 1939, à la fin de la guerre d’Espagne, a suscité de peurs, d’effroi et de rejets à côté de solidarités indéniables. […] Les réfugiés doivent, en plein hiver, s’enfouir dans le sable pour se protéger des intempéries et des épidémies se développant parmi eux, amoindris par des mois de guerre et par les longues marches de l’exode », rapportera-t-elle dans son ouvrage. Les réfugiés espagnols en 1939, des « indésirables » qui deviendra une référence.

La collaboration en question

En France, on craint pour l’économie. Déjà. Alors, on persuade ces Espagnols qu’ils peuvent rentrer chez eux sans risque. Ceux qui restent ont la possibilité d’intégrer les Compagnies de travailleurs étrangers (CTE), formés dans les camps. Quelques mois plus tard, on ne parle plus de volontariat : ils sont enrôlés de force afin d’aider « l’effort de guerre ». Dans la région bordelaise, on les retrouve notamment à la poudrerie de Saint-Médard-en-Jalles.

La situation en France vient de prendre un tournant. Des milliers de civils, ayant fui le nord du pays, s’ajoutent, entre autres, aux différentes vagues de réfugiés espagnols arrivés en Gironde depuis 1936. En quelques semaines, la population bordelaise est multipliée par deux, passant de 300 000 à 700 000 habitants. « Tout le centre de la ville n’était qu’une foire en plein vent », résumera Léon Blum. En juin 1940, la ville — dirigée par Adrien Marquet — accueille le gouvernement présidé par Paul Reynaud, avant d’être occupée par les Allemands.

Très vite, les CTE sont remplacés par les GTE (groupements de travailleurs étrangers). L’objectif est double : exclure les étrangers des emplois et convertir aux travaux forcés dans les camps. Bordeaux est alors à la croisée des chemins. Les Allemands se lancent dans la construction de positions défensives sur le littoral Atlantique, et en particulier de gigantesques abris bétonnés destinés à protéger la force sous-marine italo-allemande.

Photo en noir et blanc de la caserne Niel transformée en camp pour les républicains espagnols, venus construire la base sous-marine.
La caserne Niel transformée en camp pour les républicains espagnols — Source : Archives Rostpanier Peter Gaida

Entre décembre 1940 et avril 1941, l’Organisation Todt — spécialisée dans le génie civil et militaire (OT) — commence les travaux de bases sous-marines dans les ports de La Rochelle, Saint-Nazaire, Brest, Lorient et Marseille. À Bordeaux, les travaux débutent du côté de Bacalan : depuis l’été 1940, des sous-marins italiens sont parqués dans le bassin à flot. Peter Gaida, historien allemand, est un des rares spécialistes de cette période.

Il insiste : la collaboration a joué un rôle majeur à cette époque. « L’État français a donné de l’argent à l’organisation Todt, qui arrosait tout le monde derrière, et qui payait très bien, à la fois les ouvriers, mais également les entreprises. Certaines vont se tourner vers elles, d’autres vont se créer pour l’occasion. On l’oublie souvent, mais cette base sous-marine porte aussi un aspect mémoriel, celui de la collaboration entre le régime de Vichy et l’organisation Todt. »

Si les questions relatives aux quelque 13 millions de travailleurs forcés en Allemagne nazie sont extrêmement bien documentées, celle des personnes réquisitionnées en France l’est beaucoup moins. Peter Gaida en a reconstitué méticuleusement les pages importantes : « Vu que la main d’œuvre apportée par les entreprises françaises n’était pas suffisante, les Allemands ont pris des Nord-Africains, prisonniers de guerre : une vieille dame me racontait qu’il y avait à Bordeaux Nord un grand camp militaire dans la rue Boudet qui leur était réservée. »

Sur site, ils travaillent 11 heures par jour, surveillés par des SS.

Mais cela ne suffit pas. Le quartier de la base sous-marine est dangereux, et les bombardements réguliers des alliés sèment l’inquiétude dans tout le quartier. Les Allemands se tournent alors vers le Régime de Vichy. « Enfin, plus exactement, c’est le régime de Vichy qui va livrer des travailleurs, et pas n’importe lesquels : vu qu’ils ne souhaitaient pas exposer les Français, ils vont envoyer quelques volontaires, et surtout les étrangers, que le gouvernement de Pétain juge trop coûteux. En particulier les Rostpanier, les Espagnols rouges. »

Le très mystérieux Otto Warncke

3 000 Républicains sont acheminés par train vers chacune des bases. À Bordeaux, ces « Espagnols rouges » sont tout d’abord installés à Saint-Médard-en-Jalles. En janvier 1941, ils sont transportés par train, matin et soir, vers la base sous-marine, sous bonne escorte de la Gendarmerie.

Sur site, ils travaillent 11 heures par jour, surveillés par des SS. « Les républicains espagnols sont finalement délogés et placés à la caserne Niel, afin d’être rapprochés de leur lieu de travail. Ils prenaient un bateau qui était stationné en face de la caserne, et qui les emmenait jusqu’à la base », raconte Peter Gaida.

Ils sont mis sous la responsabilité d’un personnage mystérieux, un certain Jose María Otto Warncke. Une équipe de quatre historiens, Agustín Castellano, Enric Gil, Antonio Muñoz et Heike Martínez, tente depuis plusieurs années de tirer au clair le parcours assez apocalyptique de ce personnage.

Photo de Jose María Otto Warncke, responsable des républicains espagnols qui bâtissent la base sous-marine.
Jose María Otto Warncke — Archives Agustin Castellano

Selon les informations que ces derniers ont collectées, Warncke, né à Hambourg en 1897, arrive aux îles Canaries pendant la Première Guerre mondiale, après avoir été évacué de la colonie allemande du Cameroun. Pendant la guerre civile, il devient commandant d’une division de la Confédération nationale du travail (CNT) et combat contre les troupes franquistes en Aragon.

Les historiens retrouvent ensuite sa trace dans un camp de travaux forcés en France avant qu’il ne devienne agent de liaison avec les autorités de Vichy, traducteur, puis recruteur de travailleurs républicains pour le compte des Allemands. « L’histoire d’Otto Warncke est très fragmentée et selon avec qui vous parlez, vous croirez qu’il était un collaborateur ou quelqu’un qui a sauvé de nombreux républicains espagnols », expliquait à son sujet au quotidien El País un des historiens travaillant sur la question. « Rien dans la vie de Warncke n’est simple, c’est le paradigme de la zone grise de Primo Levi, l’espace où le bien et le mal, le bourreau et la victime, se confondent. »

Il n’en demeure pas moins que Warncke est incontournable : il prend des responsabilités au sein de l’organisation Todt, et devient commandant du camp de la caserne Niel. Sous son autorité, les conditions de vie semblent meilleures qu’à Saint-Médard-en-Jalles, surtout par rapport à d’autres camps.

D’autres théories avancent qu’un certain nombre de républicains espagnols aurait été emmuré dans l’édifice

D’autant que de nombreux Rotspanier sont déportés en Autriche au camp de Mauthausen : « Ils ont même une permission de sortir le dimanche. Le contexte change progressivement également : Hitler laisse entrevoir qu’il est peut-être préférable de garder sous la main ces Espagnols plutôt que de les exterminer, en cas de différend avec Franco. Ce relatif assouplissement à Bordeaux est assez unique. Dans le nord, c’est beaucoup plus dur, particulièrement parce qu’ils n’ont pas de personnage comme Warncke. »

Résister, jusqu’au bout

À partir de 1942, ce sont principalement les Français enrôlés dans le STO ainsi que les républicains espagnols qui sont à la manœuvre à la base sous-marine. Mais, en quelques semaines, plus d’un millier d’Espagnols arrivent à s’échapper de la caserne Niel : « Forcément, il y a dû y avoir une sorte de complicité à ce moment », commente Peter Gaida.

À la base sous-marine, ils coulent du béton, 24 heures sur 24. Si plusieurs sources s’accordent à dire qu’environ 70 républicains espagnols mourront dans la construction de cette base, ce chiffre reste très difficile à vérifier. D’autres théories avancent qu’un certain nombre aurait été emmuré dans l’édifice : « Si des milliers de personnes coulent du béton 24 heures sur 24, il y en a probablement qui y sont restés. Mais il n’y a rien de confirmé. L’historien que je suis ne travaille que sur des données vérifiables », explique Peter Gaida, qui relativise cette théorie.

Le bateau faisant le trajet de la caserne Niel jusqu’au chantier de la base.
Un bateau faisait le trajet de la caserne Niel jusqu’au chantier de la base — Archives Rotspanier Peter Gaida

Beaucoup d’Espagnols s’engagent dans la Résistance. Avec près de 10 000 combattants, les « Rotspanier » sont le groupe étranger le plus nombreux à avoir pris les armes afin de libérer la France. Ils se regroupent en unités de partisans, et poursuivent, en France cette fois-ci, leur combat armes à la main contre le fascisme. En avril 1944, plusieurs centaines de Basques forment le bataillon Gernika, tandis que des anarchistes espagnols donnent naissance au bataillon Libertad. Ensemble, ils combattent aux côtés des Français et des alliés pour libérer le front de la Pointe de Grave.

Ailleurs en France, ils mènent d’autres batailles ô combien symboliques : les républicains espagnols de la 9e compagnie, rattachée à la 2e division blindée du général Leclerc, sont les premiers soldats alliés à rentrer dans Paris le 24 août 1944.

Questions mémorielles

Une preuve de détermination et de courage, pour Peter Gaida : « Imaginez un instant : vous perdez une guerre, vous vous retrouvez dans un pays étranger, placé dans des camps dénués de tout, puis livré à l’ennemi pour qui vous allez couler du béton jour et nuit… Et, après tout cela, vous vous engagez et vous combattez à nouveau. Pour moi, ce sont des victimes et des héros en même temps. »

En France, le gouvernement provisoire a pris les rênes du pays. Les républicains espagnols qui avaient de la famille dans la région partent les retrouver. Ceux qui n’ont personne restent encore dans les baraquements à la caserne Niel, avant que l’armée française ne s’y réinstalle. Otto Warncke, lui, serait retourné en Espagne en 1944, avant de gagner l’Allemagne onze ans plus tard où il sera nommé… délégué officiel du gouvernement républicain en exil. Il faudra attendre la sortie de l’ouvrage — courant 2021 — en cours de rédaction pour en savoir plus.

La base sous-marine vue de loin.
Au moins 70 républicains espagnols sont morts en construisant cette base — Photo : filtran

Les républicains espagnols feront partie des premières personnes à être indemnisés par l’Allemagne : « Ceux qui travaillaient pour la Todt au camp de Mathausen ont été indemnisés, alors eux aussi ont réclamé. Ceux qui se sont organisés et qui ont travaillé pour les bases sous-marines seront les premiers à avoir été indemnisés. En revanche, l’État français, lui, n’a jamais réagi par rapport au fait d’avoir livré des Espagnols à l’ennemi. Il manque clairement un geste. Si on prend en compte tous leurs descendants aujourd’hui, cela fait une masse de la population qui continue d’attendre quelque chose. »

Du côté de la base sous-marine, une stèle a été installée par les descendants des républicains. Le drapeau aux trois couleurs flotte au vent, devant cet édifice devenu lieu de culture, mais toujours pas d’histoire. « Après le geste de Chirac qui a reconnu en 1995 que “la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français”, le prochain geste devra toucher les Espagnols. Ce sont des réfugiés politiques d’une guerre civile. Ils ont connu trois régimes fascistes, et, malgré ça, ils ont repris les armes. »

Rien ne semble gagné pour autant : à la base sous-marine, les républicains espagnols sont les grands oubliés de l’exposition du Bassin des lumières, et même de l’exposition permanente qui ne les mentionne que sur une demi-phrase. S’il reste à la France un important travail mémoriel à effectuer sur ces questions, que dire de l’Espagne, qui, 80 ans après sa guerre civile, n’a toujours pas osé regarder son passé en face ?

« Pendant l’exposition Rotspanier, nous nous sommes arrêtés à 10 000 visites. Des personnes sont venues d’Espagne, et ont découvert la vie de leurs grands-parents. Jusqu’alors, c’était une feuille blanche. Grâce à cette exposition, j’ai pu rassembler des informations que je n’avais pas. Cela a déclenché quelque chose », conclut Peter Gaida. En attendant, la bataille pour la mémoire continue : Rotspanier sera probablement exposé de nouveau, au Rocher Palmer cette fois-ci, en septembre 2020.

Laurent Perpigna Iban
Il travaille principalement sur la question des nations sans états, des luttes d'émancipation des peuples aux processus politiques en cours, des minorités, et des réfugiés. Il est souvent sur la route du proche et du moyen Orient pour son site Folklore du quotidien.
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