Épisode 2
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Jeudi 30 novembre 2017
par Clémence POSTIS
Clémence POSTIS
Journaliste pluri-média Clémence a pigé pour des médias comme NEON Magazine, Ulyces, Le Monde ou encore L'Avis des Bulles. Elle est également podcasteuse culture pour Radiokawa et auteure pour Third Éditions.

Entre falsifications, sous-traitance et risque d’erreur humaine, la centrale du Blayais vue de l’intérieur.

L’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) est chargée de contrôler les activités nucléaires civiles en France. Depuis 2006, celle qui a été baptisée par la presse « le gendarme du nucléaire » est la figure d’autorité ultime. Elle seule peut décider d’arrêter une centrale nucléaire si elle la juge dysfonctionnelle.

Me voici donc plongée dans les rapports de l’Autorité de sûreté du nucléaire. Je suppose qu’ils ont toutes les réponses à mes questions sur la sûreté du Blayais. Après avoir téléchargé des dizaines de PDF accessibles au public, je découvre que la vie d’une centrale est loin d’être un long fleuve tranquille. En 2015, il y a eu quarante-cinq incidents à la centrale du Blayais. Presque tous liés à des problèmes de confinement.

Après l’accident de Tchernobyl, « afin d’aider la population et les médias à comprendre immédiatement la gravité d’un incident ou d’un accident dans le domaine nucléaire », une échelle de gravité a été mise en place : l’échelle INES. Elle va du niveau 0 — simple écart —, au niveau 7 — l’accident grave — . En 2015, au Blayais, un évènement a été classé niveau 2 et quatre autres niveau 1, quand tous les autres restent sagement au niveau zéro.

l’échelle INES

L’ergonomie du site de l’ASN rend compliqué, voire impossible de retrouver ces déclarations d’évènements. Heureusement, la presse locale est là. Cette même année, la centrale connaît toute une série de travaux, notamment pour changer un de ses générateurs de vapeur. Et connaît donc quelques problèmes de confinement de la radioactivité.

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Clémence POSTIS
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