Épisode 2
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Jeudi 7 juin 2018
par Gabriel TAÏEB
Gabriel TAÏEB
Jeune journaliste pigiste et rédacteur web, je travaille notamment pour Objectif Méditerranée, les Mots de Mai et le Journal du Dimanche. Avant cela, j'ai aussi pu collaborer avec Radio Campus Bordeaux et Bordeaux Gazette. Travaillant sur des sujets très divers, je m'intéresse particulièrement aux domaines de la santé, de l'autoritarisme et de la culture culinaire.

Les réformes, les changements de statuts et les coupes budgétaires ne démoralisent pas tous les employés du Service public. Changements cycliques ou nouveaux défis, ce sont pour beaucoup une façon de réaffirmer l’importance de leur travail. Sarah est employée chez Pôle emploi, José est professeur de mathématiques au collège. Deux domaines avec lesquels nous avons pas mal de mauvais souvenirs : mais les connaissons-nous vraiment ?

À sa création, le Service public était défini, cadré et orienté par des hommes politiques. Aujourd’hui, les critères d’identification et de définition des services publics appartiennent aux citoyens et à ceux qui les composent. En discutant avec ces professionnels, il apparaît que tout le monde ne partage pas la même vision sur ce qu’est ou ce que doit être le Service public.

Cependant, l’ensemble des employés interrogés semblent considérer leurs métiers comme capitaux, bien que menacés. « Si le Service public ne s’en occupe pas, des gens crèvent dans la rue », déclarait Marc, notre jeune infirmier en psychiatrie. Mais tous les travailleurs œuvrant pour le « bien commun » ne sont pas tous militants, manifestants ou grévistes. Et parmi ceux qui le sont, leur travail se poursuit pour eux aussi le reste du temps. La défense d’un idéal du service aux citoyens passe également par la manière de faire son travail et parfois, de contourner quelque peu les règles à son avantage.

Mauvaise foi

« Notre travail, c’est aussi aider des gens dans le deuil. Le deuil de leur situation d’avant, pour aller vers l’avenir. » Sarah est employée à l’ANPE/Pôle Emploi depuis 30 ans. Sur divers postes, elle a vu son métier évoluer à travers de nombreuses réformes. « À chaque gouvernement on refait tout, même si ça marchait très bien. On met des années à se mettre en place, et dès que ça marche on recommence tout. On balaye nos efforts. Les priorités changent. C’est très dur, et ça détruit notre travail. »

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