Épisode 7
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Lundi 7 octobre 2019
par Cédric BONETTI, Margot RUYTER, et Valentine BUILLES
Cédric BONETTI
19 ans, étudiant à l’EFJ de Bordeaux. Attiré par la culture geek et l’histoire. A réalisé un stage à Ouest-France Entreprises.
Margot RUYTER
23 ans, étudiante en 3ème année de journalisme à l’EFJ de Bordeaux. Animée par les thématiques de société, culture et politique.
Valentine BUILLES
22 ans, étudiante en 3e année de journalisme à l'EFJ Bordeaux. Intéressée par le complotisme, la culture web et la musique alternative.

Entre guerres, religions, rites et maladies, l’image de la mort au fil des siècles n’a cessé d’évoluer et de fasciner l’Homme. La violence autrefois quotidienne se fait aujourd’hui plus subtile, plus déguisée et crainte. Patrick Baudry, sociologue français et directeur de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine (MSHA) travaille en collaboration avec Régis Aubry, coprésident de la Plateforme collaborative pour la recherche sur la fin de vie. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages portant sur les questions de la mort et les ritualités funéraires.

N.B : Cet article a été réalisé en partenariat avec les étudiants de l’EFJ-Bordeaux.

Photo de couverture : Anton Darius

Comment vous définiriez la mort ?

Selon la conception médicale, si on se tourne vers Bichat, la mort est la « cessation des fonctions vitales ». Il est possible de se contenter de cela, mais cette définition suppose la possibilité du constat de la mort. Elle concerne peut-être davantage le décès que la mort. Il est possible de dire que la mort oblige à autre chose que ce simple constat : s’il n’y a pas de « croyance » en un autre monde, en une résurrection possible, en une réincarnation… immanquablement, pour les personnes qui continuent de vivre, il y a un effet de rupture, une mutation qui s’impose.

Un passage s’opère. Le passage est souvent pensé pour « le mort ». On se référera à des religions qui donnent des images et fabriquent un récit relatif à cette « migration des âmes », ce « retour vers le monde des ancêtres », cette « accession au Paradis ». Mais ce que nous vivons n’est pas une histoire d’espérance ou de croyances. Nous vivons un remaniement obligé des relations avec celui qui n’est plus, de celles que nous avions par son intermédiaire. Il n’est plus là, mais continue d’exister, quoi qu’autrement.

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