Épisode 5
10 minutes de lecture
Jeudi 11 février 2021
par Sevan Hosebian-Vartanian
Sevan Hosebian-Vartanian
Originaire de la Drôme, Sevan Hosebian-Vartanian a rejoint le Sud-Ouest pour intégrer l'Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (Ijba) en 2019. En alternance à Far Ouest pour l'année, ses sujets de prédilection sont les problématiques sociétales et les questions religieuses.

Depuis 2015, l’Église protestante permet la bénédiction des mariages homosexuels. Alors que les souvenirs de la Manif Pour Tous sont encore vifs dans les esprits, nous avons voulu rencontrer ces pasteur·e·s qui pensent que l’amour est le même pour tous et toutes.

« Aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et il connaît Dieu. Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. » Ce sont ces propos que l’apôtre Jean tient dans le Nouveau Testament. Des couples homosexuels qui s’aiment, il y en a. Des couples homosexuels protestants, calvinistes ou luthériens, qui souhaitent se faire bénir à l’occasion de leur mariage, beaucoup moins.

Pourtant, cette bénédiction des couples de même sexe est possible depuis le vote du synode de Sète en 2015. L’Église Protestante Unie de France (EPUdF) a décidé de se positionner sur ce sujet avec l’ouverture du mariage civil aux couples homosexuels. En France, marier ou bénir un couple non marié civilement est passible de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. La question de bénir les unions homosexuelles ne se posait donc pas avant 2013 et l’adoption de la loi.

Selon la théologie protestante, le mariage est un acte civil qui se passe en mairie, pas dans un temple.

Avec le mariage pour tous et l’autorisation des bénédictions des couples homosexuels, les pasteurs de la Métropole bordelaise s’attendaient à recevoir une kyrielle de demandes de la part de couples de même sexe leur mariage. Mais la grande vague n’a finalement pas eu lieu. Un peu moins d’une dizaine de ces bénédictions ont été célébrées à Bordeaux depuis 2014.

Qui sont ces pasteurs qui ont accepté de célébrer ces bénédictions ? Pourquoi l’avoir fait ? Qu’en pensent les autres pasteurs de la Métropole ? C’est avec ces questions en tête que je suis partie à leur rencontre.

La vision protestante du mariage

Je me suis tout d’abord heurtée à ma vision du mariage. Pour moi, le mariage religieux est aussi important que le mariage civil. Il unit, devant Dieu, deux individus. J’ai donc été surprise par la définition protestante du mariage que ces pasteurs m’ont expliquée.

Pour les protestants, il ne faut pas parler de « mariage religieux », mais bien d’une « bénédiction de couple à l’occasion de leur mariage ». Selon la théologie protestante, le mariage est un acte civil qui se passe en mairie, pas dans un temple. Il n’a rien de religieux et n’est pas considéré comme un sacrement. Le mariage religieux n’existe donc pas chez les calvinistes et luthériens de France. La seule chose que proposent les pasteurs pour satisfaire la demande de leurs fidèles est donc une bénédiction du couple après son mariage civil.

C’est le cas d’Olivier Brès, qui a béni un couple lesbien en 2014 à Bordeaux, soit avant la décision du synode de Sète l’autorisant. Derrière son écran, le septuagénaire me confie : « Je l’ai fait pour répondre à une demande d’un couple, qui a décidé de passer une étape. Il faut comprendre que beaucoup de couples aujourd’hui existent avant leur mariage. Souvent, le mariage est une étape d’engagement supplémentaire, un engagement volontaire dans la durée. »

L'intérieur du temple protestant de Mérignac
L’intérieur des temples protestants, comme ici celui de Mérignac, est très simple, sans artifices. — Photo : Sevan Hosebian-Vartanian

Il continue : « J’ai fait cela avec ce couple, après avoir discuté avec lui, en étant persuadé du sérieux de leur démarche, comme pour les couples hétérosexuels. » Humble, le pasteur à la retraite admet qu’il n’a pas célébré cette cérémonie de mariage pour provoquer l’Église. « Je l’ai fait sans en faire de la publicité ou en ressentant une forme d’orgueil, car je serais sorti des limites posées par l’institution. »

Couple homosexuel et hétérosexuel, même combat ?

Lors de cette union, ce qui a frappé le pasteur à la retraite est la similitude entre couples hétérosexuels et homosexuels. « Les couples homosexuels sont comme les couples hétérosexuels, avec leurs questions spirituelles. Dans le couple que j’ai béni, l’une des femmes était plus croyante que l’autre. C’est ce qui se passe aussi pour des couples hétérosexuels. »

Après ce rendez-vous, je file ensuite en direction de Mérignac. Dans nos premiers échanges par mail, le pasteur mérignacais semblait moins enthousiaste qu’Olivier Brès sur la bénédiction des couples homosexuels, ce qui m’a interpellée. Une croix latine orne le bâtiment vitré du temple de Mérignac. « Église Protestante Unie de France » est inscrit sur le porche en lettres attachées. Le pasteur, yeux bleus et cheveux grisonnants, m’accueille dans son bureau, peu éclairé et rempli de livres, dont des Bibles. Éric de Bonnechose, qui lui n’a jamais béni de couple homosexuel, n’est pas du même avis qu’Olivier Brès.

« Mon sentiment c’est que la relation homosexuelle a quelque chose de singulier. Il ne s’agit pas seulement d’imiter ce qui est dans l’union hétérosexuelle. Il y a peut-être une mission, une vocation propre des couples homosexuels, qu’il serait intéressant d’essayer d’entendre. » Laquelle ? Il ne sait pas. Il ajoute, sans aucune hostilité ou méchanceté : « J’étais un peu réticent que, dans la loi civile, le mariage soit étendu aux couples homosexuels. J’aurais préféré qu’on invente autre chose, un autre mot. »

Il m’avoue que si un couple homosexuel le lui demandait, il ne sait pas s’il accepterait de le bénir. L’homme d’Église est toujours en réflexion sur le sujet. « Je n’ai jamais été dans cette situation. Je peux théoriquement essayer de me représenter les choses, mais je ne me sens pas assez convaincu ni d’un côté ni de l’autre, pour dire si je le ferai ou non. »

Quelle différence entre la bénédiction du dimanche et celle lors d’une cérémonie qui a lieu après le mariage ? 

Selon le pasteur arrivé il y a 6 mois à Mérignac, lors du Synode de Sète en 2015, l’Église ne s’est pas assez penchée sur la place du mariage dans la religion protestante. « Qu’est-ce que le mariage aujourd’hui pour notre Église ? Est-ce qu’aujourd’hui, le mariage est encore pour nous une chose majeure, incontournable. La seule chose qui puisse signifier l’alliance. Ou est-ce qu’un PACS ou un contrat de concubinage le fait aussi ? », se demande-t-il.

La bénédiction à l’occasion du mariage, pas si obligatoire que ça

À quelques kilomètres de là, Andreas Braun est le pasteur du temple de Talence. L’édifice majestueux est recouvert de bois. On aperçoit, à travers une vitre, une croix huguenote, signe de ralliement des protestants. Le soleil brille, le pasteur est solaire. Il accepterait de bénir un couple homosexuel si sa démarche est sincère et sérieuse.

Chose intéressante toutefois, le pasteur semble assez hostile à la bénédiction, en général, d’un couple à l’occasion de son mariage. Il s’interroge, avec un léger accent allemand : « Quelle est la différence entre la bénédiction du dimanche après le culte et celle lors d’une cérémonie qui a lieu après le mariage ? » Il pousse le raisonnement plus loin. « Deux personnes qui se sont mariées à la mairie de Talence le samedi peuvent très bien se prendre par la main le dimanche et se dire “cette bénédiction est pour nous”. Et ça, même sans porter de costume, de cravate ou de robe blanche. »

« Je pense que nous n’avons pas besoin de liturgie. Si c’était moi, je dirais de ne rien faire de particulier », conclut l’homme aux cheveux blancs. Précision : cela n’est pas la position de l’Église Protestante Unie de France.

Intriguée par cette réponse que j’ai trouvée surprenante de la part d’un homme d’Église, je suis allée demander l’avis d’une autre pasteure, Nina Liberman. Elle me reçoit dans le presbytère du temple de Bordeaux Bastide. Les différents tableaux qui habillent les murs rendent la grande pièce tout de suite plus chaleureuse. « Je ne suis pas spécialement contre le mariage en général, moi je me suis mariée et j’ai fait une bénédiction au temple », dit-elle.

Si on lui demandait, elle accepterait de bénir un couple de femmes ou d’hommes. « Comme tous les couples, j’accepterais de les rencontrer. Après, comme avec un autre couple, il faut qu’on soit d’accord et que cela ait du sens, pour eux et pour moi. Mais cela ne dépend pas de leur orientation sexuelle. »

Eric de Bonnechose pasteur de Mérignac.
Eric de Bonnechose ne sait pas encore s’il accepterait de bénir un couple homosexuel. — Photo : Sevan Hosebian-Vartanian

Les pasteurs ont en effet le droit de refuser de bénir un couple, hétérosexuel ou homosexuel, si leur démarche ne leur semble pas sincère ou motivée par autre chose que leur volonté de mettre leur union sous le regard de Dieu, comme par exemple satisfaire l’envie des parents de voir leur enfant marié. Ils doivent cependant aider le couple à trouver un pasteur qui pourrait accepter leur demande.

Une inclusion des personnes homosexuelles

Je me suis ensuite demandée, plus globalement, quelle était la place de l’homosexualité et des personnes homosexuelles dans l’Église Protestante Unie de France ? Éric de Bonnechose, le pasteur de Mérignac en réflexion sur la question de la bénédiction des unions homosexuelles, est dans le flou. Il s’interroge : « Est-ce qu’au fond, cela fait partie d’un projet de la création de Dieu qu’il y ait des personnes homosexuelles ? Comment lit-on cette réalité-là ? Est-ce un libre-choix ou une liberté indifférente des personnes ? Est-ce une maladie ? Une perversion ? »

L’homme de 57 ans semble avoir tranché la question tout seul. Il ne considère pas l’homosexualité comme une maladie et se positionne en faveur de l’inclusion des personnes homosexuelles dans l’Église. « Dans une démarche de foi, je vois d’abord une personne en recherche qui a découvert quelque chose de Dieu, ou qui a envie de partager. À ce titre, il est pleinement membre de l’Église. »

L’avis est le même pour tous les pasteurs de la Métropole. À Talence, Andreas Braun me pose une question rhétorique, légèrement étonné. « Les personnes homosexuelles sont intégrées. Pourquoi est-ce qu’elles ne le seraient pas ? »

Quand je l’interroge sur les textes bibliques, il s’exclame : « Si on dit “oui, l’homosexualité est un péché”. Soit. Il y a plein d’autres péchés qu’on accueille ! Les divorcés, les adultères… les fraudeurs du fisc ! » Il continue : « Le propre du chrétien est qu’il est pécheur pardonné, et pas seulement les homosexuels, mais tous. Si nous n’étions pas pécheurs, nous n’aurions pas besoin du sauveur. »

Andreas Braun officie au temple de Talence depuis maintenant quatre ans.
Andreas Braun officie au temple de Talence depuis maintenant quatre ans. — Photo : Sevan Hosebian-Vartanian

À l’inverse, Nina Liberman du temple de Bordeaux Bastide affirme que l’homosexualité n’est pas un péché. « Le mot péché est très connoté par la théologie catholique. Quand on pense péché, on pense à faute morale, souvent. »

Je lui demande alors ce qu’elle pense des propos de son collègue Andreas Braun, qui, il me semble, rentrent en contradiction avec les siens. « Quand mon collègue parle de pécheur, il pense à la nature humaine. Aucun être humain n’est parfait et aucune vie humaine ne peut se faire sans blesser quelqu’un. C’est cela la définition du péché. »

Elle cite ensuite une des épîtres de Paul. « Le bien que je veux faire, je ne le fais pas, et le mal que je ne veux pas faire, je le fais. » Selon elle, le péché nous dépasse. Cela fait partie de la nature de l’Homme. « Mais cela n’empêche pas l’amour et l’amour de l’Humanité en général », conclut-elle.

Pour Daniel aussi, homme homosexuel marié, son orientation sexuelle est loin d’être un péché. « Je n’ai pas demandé une bénédiction pour racheter mes péchés en tant qu’homosexuel, absolument pas ! En tant qu’humain, je suis pécheur et c’est ce qui m’amène à vouloir me convertir en permanence. C’est-à-dire me poser la question de ce que je peux faire pour améliorer ce qui ne marche pas chez moi. »

Il en exclut l’homosexualité, qui n’est pas un défaut ou quelque chose qu’il doit corriger. « Il y a des choses que je ne pourrai pas faire bouger, qui sont vraiment ancrées en moi, comme l’homosexualité, qui m’a été donnée à la naissance. »

« Cette bénédiction, c’était comme un couronnement »

Le 12 mars 2016, Daniel et Jean-Marcel se sont dit oui à la mairie, avant de se faire bénir au temple du Hâ, en plein centre-ville de Bordeaux. « Le mariage a une portée spirituelle et représente un engagement. C’est une relation à Dieu qui est importante », détaille Daniel, sculpteur à la retraite.

Nina Liberman est pasteure du temple de la Bastide.
Nina Liberman est pasteure du temple de la Bastide. Elle est pour la bénédiction des couples homosexuels, même si elle n’a pas encore reçu de demande officielle. — Photo : Sevan Hosebian-Vartanian

« Cela me paraissait tout à fait logique, après ce vote du synode autorisant la bénédiction des unions homosexuelles, de manifester, à ma façon, ma joie de pouvoir être participant de cette avancée. Comme cela correspondait en plus à une nouvelle vie que je menais avec Jean-Marcel, c’était comme un couronnement. »

Assise sur le canapé dans le salon du couple, j’observe en face de moi deux petites sculptures — elles me rappellent des sculptures égyptiennes — posées près de la télévision. Mon regard se pose ensuite sur une Bible, un indice parmi tant d’autres de l’attachement de Daniel et de son mari à la religion chrétienne.

Né dans une famille athée, Daniel est croyant. Baptisé en 2006 à l’église catholique de Saint-Laurent–Médoc, il a commencé à fréquenter l’Église Protestante Unie de France (EPUdF) et le temple du Hâ en 2013. « Les prises de position de l’église catholique autour du mariage pour tous m’ont profondément heurté, j’ai donc quitté cette église pour rejoindre l’église protestante qui avait des positions beaucoup plus avancées et ouvertes », me confie-t-il.

Parmi ces positions, la bénédiction des couples homosexuels, qui est donc autorisée, ainsi que la bénédiction des couples chrétiens, mais qui n’ont pas la même confession religieuse. Tel est le cas du mari de Daniel, Jean-Marcel, un catholique originaire de Côte d’Ivoire. Croyant, il n’est pourtant pas pratiquant, ne trouvant pas son compte dans les rites catholiques français.

C’est Valérie Mali, à l’époque pasteure au temple du Hâ, qui a célébré la bénédiction de leur union. C’était sa première bénédiction d’un couple homosexuel. Derrière son écran et ses petites lunettes rondes, cette femme de 56 ans m’explique : « J’ai senti un soulagement et une émotion très forte chez les mariés, par rapport au fait d’être enfin considérés comme tout le monde et de pouvoir vivre normalement et non pas cachés, dans le secret. »

le temple protestant de talence
Le temple de Talence accueille d’autres activités que le culte, comme la musique ou des repas entre paroissiens.

Le fait de pouvoir se faire bénir à l’occasion de son mariage, tout comme les couples hétérosexuels, est pour Daniel une preuve de l’acceptation de l’homosexualité par la société religieuse. « Cela renforce les convictions sur le fait que l’homosexualité ne doit pas être mise de côté, au placard. C’est un comportement qui vaut tous les autres et qui nous ne soustrait pas, puisqu’on est dans la religion, au péché. Nous sommes pécheurs quand même, ni plus ni moins qu’un autre. »

Comme n’importe quel autre fidèle, Daniel est actif dans la vie de sa paroisse. « Depuis que je suis converti chrétien, j’assiste à beaucoup de formations, de retraites… C’est un cheminement qui ne prend pas fin. J’alimente. Même dans l’Église catholique avant, j’avais quelques responsabilités. Concernant mon engagement dans le protestantisme, cela est pareil. Je m’occupe notamment des expositions au temple du Hâ. »

Je repense alors au propos du pasteur de Mérignac, Éric de Bonnechose : «  le péché est un état de séparation d’avec Dieu. C’est une définition théologique, pas morale. » Une personne homosexuelle pieuse, sincère et engagée dans sa communauté ne serait donc pas plus dans le péché qu’une personne hétérosexuelle se tenant toujours plus loin de Dieu.

Sevan Hosebian-Vartanian
Originaire de la Drôme, Sevan Hosebian-Vartanian a rejoint le Sud-Ouest pour intégrer l'Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (Ijba) en 2019. En alternance à Far Ouest pour l'année, ses sujets de prédilection sont les problématiques sociétales et les questions religieuses.
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